Parce qu'il y a de ses moments.
Je marchais dans la rue, remplie de; c'est une autre journée, un peu comme les autres mais un peu différente. Remplie de; je prendrais un chocolat chaud, je prendrais une couverte de laine, encore mieux, en plume. Je m'emmitouflerais, mais je ne peux pas, je vais travailler, et ce n'est pas grave. J'étais remplie de: j'ai envi de courir, mais je marchais lentement. J'ai envi d'aller vite, mais je respirais doucement. Je portait une attention particulière à tout ce qu'il y avait autour de moi, en oubliant que j'étais là. On aurait dit un narrateur externe, celui qui raconte, et non celui qui le vit. Mais j'étais pourtant là.
La guignolée qui sonnait, j'avais un cinq dollars, celui que j'aurais prit pour m'acheter un Chai Latté au Van Houte mais qu'en réalité c'est par habitude que je l'achète et non par besoin. Et on me dit Merci. Je continue ma lancée vers le travail. Toute la journée, une petite routine s'installe, on gère les cas compliqués, on gère les cas plus facile, on sourit, on avance, on recule, on roule sur notre chaise puis on quitte.
Je retournais à la maison. Pourquoi prendre le métro? Je n'ai qu'une trentaine de minutes à marcher vers l'autobus, je suis sur une lancée, on se défait de la journée. C'est là. Exactement là. Ou je regardais autour de moi. Je n'ai rien manqué. Je voyais cette famille, un nouveau né tout cajolé près de ses couvertes. Je voyais son grand frère qui lui portait une attention. La mère qui a échappé un objet et qui le ramasse, le grand frère qui presse sa joue contre celle de sa petite soeur. Le père qui marche fièrement comme si il avait gagné un trophée. Comme si il était le plus riche de la Terre. Pourtant, en pouvant y lire le bonheur, il était facile de remarquer les pantalons sales du petits garcon, le manteau qui a surement servi à un qui est maintenant plus vieux. La mère qui semblait fatiguée.
Un peu plus loin une dame, marchant la tête haute, peut-être un peu trop haute, il était facile de dire que derrière ce visage se cachait surement une peur inavouée. Elle était grande, mais me semblait un peu recourbée, peut-être était-ce une illusion. L'histoire ne le dit pas... Pas très loin derrière un vieux couple qui marchait de peine et de misère avec les emplettes dans une main du vieillard, Qui lui, de l'autre main tenait gentiment et doucement celle de sa femme. Facile de dire que l'amour du début, cet amour enlaçant qui se transforme avec des enfants, qui se retrouve lorsqu'ils quittent la maison, cet amour là d'après moi était revenu pour eux encore plus fort. Un silence qui parle, mais qui réchauffe.
Dans un coin, en retrait, il était facile d'apercevoir un couple. Je dirais des adolescents. Un look un peu désuet, pas au goût du jour. Je dirais au goût d'aucun jour. On peut déceler rapidement les traits de sans abris. Accroupis dans leurs nids, un sac à coucher, un bout de carton. On comprend d'un coup d'oeil qu'ils vivent la nuit mais qu'ils meurent un peu à chaque jour. Qu'ils se sauvent d'un quotidien qui les a détruit. Je me demande si ils ont eu une enfance aussi belle que la mienne. Je me demande comment leurs parents sont. Je me demande comment ils percoivent ce que je vois. Je me demande si ils ont remarqué les lumières de Noel qui réchauffent l'hiver, Si ils ont des pensées pour leurs familles. De si jeunes êtres qui ont décidé d'abandonner ce qui leur semblait impossible de vivre pour une main tendue vers les autres afin de faire je ne sais quoi avec. Je me demande si ils sont heureux. Je ne peux faire autrement que de tenter de lire dans leurs yeux. Des yeux vieux. Des yeux qui ne semblent plus vivre. Je me demande si cette jeune fille a aimé le rose ou si ce jeune homme a un rêve de devenir grand. Je me demande si elle espère un jour ce marier. Je me demande si elle sait aimer. Je me demande s'ils savent qu'ils ont chamboulé des vies en disparaissant. Je me demande si ils ont une famille. Je les regardais, non sans pitié, mais en me disant que de toutes les personnes que je croise, de tout ceux qui auront un repas chaud, qui ont l'amour pour vivre, ils sont ensemble malgré tout. Peut-être que leur Noel sera plus tendre que bien des gens qui ont bien de l'argent mais qui n'ont rien. Ils s'ont.
Peut-être que c'est elle qui sait aimer. Peut-être que le fait d'être devant rien, de n'espérer que de se rendre à demain est prendre le temps d'aimer.
Cette année j'ai une pensé pour tout les parents qui ont perdu des enfants. A tout les parents qui passe un Noel vide. Je pense surtout à ceux dont leurs enfants sont des disparus. J'ai une pensé pour tout les enfants qui tentent d'être des adultes en quittant leurs familles mais qui réaliseront tôt ou tard que leurs choix n'étaient peut-être pas l'idéal, mais que malgré tout ils ont apprit ce que c'est d'aimer.. à leurs facon et à leurs dépends.
Je veux souhaiter à tous et à toutes de belles fêtes.
Profitez bien des petits moments qui s'offriront à vous.
Ah et. Lecon de vie, je ne le dirai jamais assez souvent.
Soyez prudent. . . vous savez ce que je veux dire!
Protégez-vous!
euh..
oups
Je voulais dire, ne conduisez pas après avoir bu, ya Nez Rouge!
:)
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